Jour 26 – Nagoya

Je n’arrive pas à m’habituer aux cours~

Il faut dire que je les séchais presque tous à Paris Diderot, en me disant « tranquille, t’auras juste à réviser les kanji avant l’exam ». Ici c’est pas comme ça que ça marche… et l’assiduité a l’air de compter énormément pour obtenir les crédits, et j’ai vraiment, vraiment besoin de ces crédits si je veux cette qsdqsdqsd de licence et pouvoir me dire que cette année ne m’a pas servi à rien (bon, bon, sûrement qu’elle m’aura servi à quelque chose dans tous les cas, et c’est vrai que c’est certainement une expérience irremplaçable, mais j’ai du mal à le voir comme ça pour l’instant).

Donc voilà, hier j’ai sécher parce que panne d’oreiller, puis parce que pas de manuel (j’ai attendu d’avoir assez d’argent pour l’acheter pour finalement voir qu’il était sold out et qu’ils ne l’auraient dans la boutique de l’université que lundi prochain) + humeur exécrable (forcément, je me réveille pile à 8h40, je me lave les dents en vitesse, j’enfile mes pompes et je sprinte de toutes mes forces jusqu’à l’université en 10 minutes environ, pour me rendre compte que je n’ai aucune idée d’où se trouve la salle : je fais le tour du « mini village » que représente le campus de Nagoya Daigaku 3 fois puis j’abandonne) ; et donc pas prêt pour le test non plus (et oui ils sont violents en cours de kanji, test de 80 kanji toutes les semaines !).

Aujourd’hui, ça a quand même été, mon réveil a sonné à 7h pile, j’ai eu le temps de bien préparer mes affaires et de partir en avance, d’admirer mes cernes de 2 kilomètres et ma tête de taulard, de chopper un chocolat chaud hors de prix en konbini en passant et de bien chercher le bâtiment tranquillement ; c’est un bâtiment vicieux, petit, sale et discret, caché tout au bout du campus, mais j’ai pu le trouver à temps cette fois. Ensuite j’ai eu droit à un horrible cours de conversation sur des termes comme « sasuga~ » ou « ~ka dô ka », bref, trop la joie. Je crois que je vais me prendre une grammaire N1 à côté parce que c’est pas exactement avec ce genre de cours que je vais évoluer. Mais bon, comme je suis obligé d’y aller…

Ah oui, je parlais de chocolat chaud ; eh bien vu que je commence tous les jours à 8h45 je sens que je vais en abuser. Je me disais que je pouvais me passer de petit déjeuner, mais en fait, à cette heure-ci, ce serait de la folie. Comme j’ai pas envie d’acheter des bouteilles de jus d’orange hors de prix je me suis prix deux litres de lait dans la marque la moins chère et un sachet de chocolat en poudre Meiji (parce que j’ai tendance à trouver le chocolat Meiji délicieux même s’il est plus cher que la « marque repère » locale évidemment), un paquet de céréales random (des corn flakes au chocolat) et surtout des tasses et bols. Ca me dégoûtait d’avoir à utiliser la cuisine mais bon, hier je me suis pris une casserole pour me faire mes pates. Ça revient globalement moins cher de faire la cuisine alors dans ces temps de pauvreté je veux bien consentir à utiliser cette cuisine puante et graisseuse (je n’ai toujours pas compris comment fonctionnait le gaz alors j’utilise surtout leur bouilloire). Hier j’ai quand même pu trouver des yakisoba et udon frais à 28 yen le sachet, c’est tentant. Je m’étais aussi pris une dizaine de sachet de nouilles instantanées, pour environ 500 yen en tout. Je vais devoir manger cheap jusqu’à ce que la bourse arrive. D’ailleurs ils avaient aussi des nikuman à 68 yens les trois. 68 yens les trois !! Alors qu’ils les vendent plus de 100 yens à l’unité en konbini. Je me suis fait plaisir mais là quand j’y suis retourné aujourd’hui, ils étaient de retour à 98 yens. Alors soit c’est une hallucination que j’ai eu (ce qui ne serait pas étonnant), soit j’ai confondu le 9 et le 6 hier (ce qui serait encore moins étonnant), ou soit ils font effectivement des réductions comme ça de temps en temps et si tu tombes dessus, eh ben t’es super content.

Une photo de mes emplettes d’aujourd’hui. OUI, on est le 19 du mois alors j’ai pris l’Ultra Jump, obligé ! Même si je n’ai toujours pas lu le Jojolion du mois d’avant… ni celui du mois d’avant… m’enfin. Soit je choppe les scans sur internet, soit je me commande d’une façon ou d’une autre les précédents Ultra Jump. Mon budget étant ce qu’il est, je vais sans doute opter pour les scans, haha.

Je me suis quand même pas mal ruiné en objets « indispensables » ces derniers temps. Heureusement que ma mère m’avait fait un virement de 150 euros d’ailleurs. Mais bon, ça part tellement vite. D’un côté, je n’aurai plus à acheter d’ustensiles de cuisine pendant un bon moment a priori donc c’est une bonne chose de faite. J’ai aussi pu acheter une serviette de bain d’un rouge magnifique et une toute petite serviette Stitch trop chou. Puis j’ai pris une corbeille parce que j’en ai marre que mes déchets traînent littéralement sur le sol. D’ailleurs c’est mon tour de sortir les poubelles. Je sais pas trop comment leur système fonctionne, mais le carton « gomi tôban » (tour de poubelles) était suspendu à ma porte dimanche dernier. Du coup j’imagine que pendant une semaine je vais devoir descendre les sacs poubelle pleins de la cuisine et les mettre dans le local à ordures qui se trouve à l’extérieur de la résidence. Ma semaine n’était déjà pas assez merdique, il fallait y inclure les poubelles ! :D

Ce que je veux en priorité maintenant, c’est un bon gros oreiller bien moelleux et confortable. Celui que j’ai acheté est un peu petit et tout mou. Bon c’est toujours mieux que le sac de pierres qu’on nous donnait d’office, mais j’aimerais bien un truc vraiment confortable sur quoi dormir. J’ai vu en magasin des oreillers « Hotel Quality » qui ont l’air très sympathiques, mais ils sont un peu chers (ça va de 3000 à 5000 yens). Sigh. Ah oui, il me faut un portefeuille. Sérieusement, j’en peux plus là de me trimballer toutes ces cartes et toutes ces pièces d’1 yen dans mes poches. Mais je veux un portefeuille classe aussi, donc ce sera sans doute cher (5000~6000 yens au bas mot).

Bien sûr il me faut un portable. Mais là je crois que j’ai pas le choix, il faut que j’attende de toucher soit ma bourse soit le remboursement de mon ticket d’avion.

C’est random mais ils ont des Fanta à la pomme et multi-fruits pour une durée limitée au Japon ! J’ai pu les gouter et autant celui à la pomme est excellent, autant l’autre est très bof. Il n’y a pas longtemps, ils vendaient aussi un Fanta à la pèche, pas mal mais très sucré.

Au moins mes mercredi sont tranquilles. Bon, je dois me réveiller tôt pour le cours de japonais, mais vu que c’est le seul de la journée… là, après avoir fait mon tour au supermarché du coin, je me suis posé dans mon lit et j’ai dormi… dormi, dormi, dormi, en rêvant de nourriture. Quand je me suis réveillé, j’avais l’impression d’avoir mangé une douzaine de nikuman et une tonne de pâtes. Du coup, quand un pote m’a proposé de me payer un Sukiya, j’étais « euh… » puis j’ai essayé de me faire un compte-rendu de ce que j’avais mangé aujourd’hui, et finalement : 3 nikuman, un chocolat chaud et un « roll » au melon (oui j’aime bien essayer les trucs douteux, et c’était pas SI dégueu). Donc finalement, je me suis rendu compte que j’avais trop la dalle et j’ai mangé un Tantanmoyashi grand format ! J’ai trop peur qu’il parte, ils disent qu’il est là pour une durée limitée, mais il est vraiment trop bon x(

Et là peut-être que je vais terminer la journée sur un chocolat chaud du coup.

Jour 23 – Nagoya

Rude journée, avec un temps absolument horrible tout le long (pluie violente mais temps tellement lourd que vous en transpirez…).

J’ai commencé par aller à Sakae faire quelques magasins de vêtements. Juste histoire de me faire une idée des prix. Ils sont super classes mais vraiment pas donnés… J’ai un peu parlé aux vendeurs qui devaient pour la plupart être un peu surpris d’y voir un gaijin (qui parle à peu près le japonais…). Du coup j’ai raconté un peu ma vie (tout le monde me demandait mon pays d’origine et mon âge…), à chaque fois que je disais que je venais de France on me répondait « kakkoii ! » (trop cool), « oshare ! » (à la mode) etc. Du coup, j’ai un peu fait connaissance avec un vendeur du magasin FUGA par exemple, un type sympa qui s’appelle Tsûchi(ya) avec un style à la host et qui gloussait stupidement à chaque fois que je lui faisais un compliment :D mais j’avoue que ça fait du bien de parler avec des gens de la ville un peu, et j’aimerais bien me faire quelques amis « oshare » justement. Parce que Nagoya Daigaku… ils sont gentils, mais ils ont globalement l’air d’être soit obsédés par les études ou des otaku complets, et il y a beaucoup de têtes à claques. D’ailleurs à chaque fois que je disais aux vendeurs que j’étudiais à Nagoya Daigaku, ils étaient tous « tu dois être super intelligent !! ».

Je n’ai en tout cas rien pu voir du fameux Nagoya Matsuri. Peut-être demain ? Mais je ne sais vraiment où j’en trouverai la motivation. Pareil pour l’exposition d’Amano.

Quand je suis revenu à la résidence vers 19h je pensais qu’on aurait droit à une fête mais en fait non, c’était déjà fini :x du coup je vois deux potes français blasés et je leur demande ce qu’ils comptent faire, ils me disent qu’ils vont sûrement en centre-ville et me demandent de venir « euh ouais mais là j’en reviens et j’ai pas une tune », le métro est pas donné quoi, et je comptais pas tellement manger dehors. Mais ils m’ont convaincu d’aller jusqu’à la station Mei-eki, et du coup on est passé au Bic Camera, un grand magasin d’électronique. Ça m’a rappelé des souvenirs, vu que j’étais venu acheter pas mal de trucs dans ce même magasin il y a plus d’un an déjà.
J’ai fait un peu le tour, les jeux vidéo sont beaucoup trop chers et il n’y a pas le portable que je cherche (le F-01C de docomo en doré ;_;).

Bref, après ça on traîne un peu en ville. Sakae, c’est un peu le mini-Tokyo à l’intérieur de Nagoya. Une vendeuse m’avait d’ailleurs dit que c’était l’endroit le plus animé et avec le plus de magasins de tout l’Aichi. C’est vrai que c’est un coin assez plaisant et vivant. Mais ça reste assez mort quand on compare à Tokyo. Surtout passé minuit…
Tiens, j’en profite pour poster quelques photos que j’ai prises ces derniers jours.




Et nous sommes donc allés manger au Sekai no Yama-chan !

Un restaurant spécialisé dans les tebasaki (des ailes de poulet épicées, une spécialité de Nagoya). Même si on peut y manger bien d’autres choses.

Et voici donc à quoi ressemblent les tebasaki :

Délicieux.
On a essayé pas mal d’autres plats aussi. Tous très bons.
Il faut vraiment que j’y revienne. Ça fait depuis que je suis arrivé à Nagoya que j’avais envie d’y manger. Le problème c’est qu’ils sont tous éparpillés en centre-ville. Il n’y en a aucun près d’où je loge (vers la station Yagoto, un endroit un peu mort).

Puis on a fait un tour à un game center de Sakae, largement plus rempli que celui de mon quartier.
Les bornes que je risque de squatter quand j’aurai l’argent pour : Virtua Fighter 5 Final Showdown, BlazBlue (ils ont la toute dernière version avec Relius Clover jouable !), KOF 98 (c’est dommage qu’ils n’aient pas le 13…).

Puis il a commencé à se faire assez tard. Vers minuit on décide de rentrer mais la plupart des sorties de métro sont fermées. Panique. Mais en fait on trouve une sortie encore ouverte et on choppe le dernier train pour Motoyama, d’où on choppe le tout dernier train pour Nagoya Daigaku. C’est un peu surprenant que le métro s’arrête si tôt un samedi soir. Mais bon, maintenant je saurai à quoi m’attendre.

Finalement la journée n’aura pas été si nulle que ça. J’ai l’impression d’en avoir appris un peu plus sur la ville de Nagoya. Et le quartier de Sakae est vraiment sympathique.

Jour 22 – Nagoya

… Je suis bien embêté.
J’étais supposé recevoir le remboursement de mon billet d’avion (un plan spécial qui concerne les étudiants en licence) dans la première quinzaine du mois d’octobre. On est le 15 et je n’ai toujours rien reçu… mon budget est complètement épuisé et je vais devoir avoir recours à un prêt. J’ai essayé d’envoyer un mail pour demander ce qu’il en était du virement, et on m’a répondu qu’il serait effectué dans les 15 prochains jours. Normal. Du coup je suis passablement irrité.

À part ça il a plu ces derniers jours. Violemment, surtout hier soir. Le temps est vraiment déprimant. C’est particulièrement triste car c’est le week-end et que c’est vraiment le seul moment de la semaine où j’ai l’impression de pouvoir respirer et d’être libre. En plus, ce week-end c’est le « festival de Nagoya ». Il y a des parades et compagnie. J’aimerais quand même bien les voir… ça n’arrive qu’une fois par an après tout. Mais bon, la pluie et la grisaille donnent vraiment pas envie. Ni la pauvreté, haha. En plus il faut vraiment que je m’achète des vêtements. J’en ai pris très peu avec moi en pensant tout acheter sur place, mais l’argent est juste parti beaucoup trop vite. Et je ne recevrai ma bourse que début novembre. C’est d’autant plus dommage qu’il y a des tas de magasins de fringues pour homme vraiment trèèèèès classes en centre-ville. Mais cher aussi. Un jour, il faudra vraiment que je me fasse un gros shopping au PARCO de Sakae par exemple. Quand j’aurai de l’argent. Je crois que je peux emprunter 50,000 yen à l’université.

Sinon je pense vivre de nouilles instantanées tout le reste du mois. En utilisant l’eau chaude de la salle de bain. Ca me fait 100~150 yen par repas, et même si c’est pas très nutritif ni très bon, ça fera toujours l’affaire temporairement. D’un côté, ça me fera du bien d’arrêter le riz et la viande grasse. Non parce que je mange moins qu’en France mais j’ai quand même l’impression de grossir, et ça m’horripile.

Bref, je vais chercher les vêtements que j’ai mis au lavage et voir si je peux sortir un peu sur Sakae, regarder les magasins et la parade si elle est toujours là. Mais quel temps de merde quand même. En plus il y a l’exposition d’Amano tout le week-end et j’ai vraiment envie d’y aller aussi…

Jour 12 – Nagoya (3)

C’était prévisible, mais…

J’ai bravé la pluie pour manger mon gyûdon.

Bon, en fait j’en ai aussi profité pour me prendre quelques fringues à l’AEON. Et me ruiner encore plus.

Mais revenons au gyûdon : il était délicieux, j’ai pris à nouveau le Tantanmoyashi Gyûdon. Cette fois-ci j’ai pris la grande portion, à 100 yen de plus que la normale. Mais comment peut-on résister devant ça ?


À noter que ça ne s’arrête pas à la « grande portion » (997 calories tout de même) et qu’il y aussi une « portion spéciale » (1125 calories) et une « portion méga » (1305 calories). Bref, de quoi s’éclater le ventre.

En vrai, ça ressemble à ça :

Après il y a pas mal d’autres choix :


Entre autres. Je suppose qu’après environ deux mois, j’aurais à peu près tout testé.

Jour 12 – Nagoya (2)

Journée assez merdique : migraine et nausée le matin, puis pluie torrentielle l’après-midi. En plus j’ai dû rencontrer mes tuteurs (pourquoi j’en ai deux d’ailleurs ?!), autrement dit des Japonais volontaires de l’université qui sont là pour nous guider et nous faire la conversation. Je regrette vraiment d’avoir dit que j’étais OK pour ça parce que je trouve ça assez lourd (je dois les voir chacun 20 heures par semestre). Du coup, je sais pas, faudra trouver des sujets de discussion. Je pense que j’en profiterai pour leur poser plein de questions sur le bouquin que je traduis tant qu’à faire, haha.

Bref, j’ai sauté le repas du midi et là j’ai faim d’un repas bien chaud et consistant. Qui a dit gyûdon ?
Enfin, pour l’instant la pluie continue et c’est très peu motivant.

Bon on voit pas vraiment d’accord. Mais on voit les parapluies ! En tout cas, c’est à ça que ressemble la vue depuis mon balcon.

Tiens, j’ai pu me procurer ma carte d’étudiant Nagoya Daigaku hier. La classe.

Et pour l’instant j’ai été à très peu de cours (un seul), j’attends de voir pour les cours de japonais qui commencent le 11. Mais franchement, j’aimerais bien bouger du cours intermédiaire. Demain je dois quand même avoir un ou deux cours en anglais. Faudra que j’essaie d’y être à l’heure cette fois.

A part ça, j’ai acheté quelques bouquins, à Sakae ou par Amazon, dont les 7 premiers tomes (format bunko) de Jojo’s Bizarre Adventure (♥), l’Ultra Jump avec Jojolion, le premier tome de Basara (format bunko également), et un recueil de nouvelles d’Akae Baku.

Et j’ai bien sûr très rapidement craqué pour ce magnifique objet.

La DSi édition limitée SaGa. Je l’aime. Ca m’a coûté environ 160 euros mais je regrette pas. Et puis c’est quand même tellement plus agréable à jouer que la 3DS. Du coup j’ai SaGa 2 et Fûrai no Shiren 5 sur DS maintenant. A priori c’est des jeux qui bouffent vachement de temps donc je pense qu’ils me tiendront bien occuper (à moins que je ne m’en lasse).
J’aimerais bien me prendre la GBA micro limitée FF4 et la PS3 limitée Tales of Xillia mais bon. Faudrait d’abord que je reçoive ma bourse, ce qui va prendre pas mal de temps visiblement.

Bon, et puis tant qu’à faire je poste quelques photos que j’avais prises au magasin de la co-op (une espèce de konbini dans le campus de l’université avec des prix trèèèès légèrement réduits et quelques goods Nagoya Daigaku pour lesquels je craquerai sûrement un jour ou l’autre). Les rayons de crasses spécial Halloween :

J’ai goûté les biscuits Stitch. C’est au potiron ou la citrouille, je suis pas sûr. Mais ça a un goût assez douteux.

Il y a aussi des goods One Piece offerts avec les bouteilles de thé au lait froid (les Japonais ont l’air de raffoler du thé et du café froid, c’est assez impressionnant… personnellement, je regrette beaucoup l’absence de distributeur à vrai café CHAUD dans la résidence et même à peu près partout en ville… bon, sauf à l’hôtel).

On va finir en beauté avec une affiche écrite dans un subtil Engrish de premier choix.

… J’ai faim. Je me ferais bien un Sukiya.

Jour 12 – Nagoya (1)

Déjà le douzième jour que je passe sur l’archipel… n’ayant pas accès à Internet depuis ma résidence, je n’ai pas vraiment pu tenir ce journal à jour. Je vais donc en profiter pour résumer la semaine passée.

Je suis arrivé à la résidence le 26, comme prévu : on m’a fait visiter et j’ai fait la connaissance de mon presque voisin, Tomoya, et de quelques autres Japonais du bâtiment. Ensuite tout s’est enchaîné très vite : les réunions, la paperasse… je n’ai pas réellement eu le temps de souffler. On a fait pas mal de sorties entre Français ou avec des Japonais, dans les alentours de Yagoto (station près de notre résidence) dans la semaine, puis du centre-ville (gare de Nagoya et Sakae) le week-end dernier.

Bref. Mes cours ont commencé aujourd’hui. Bien sûr, je me réveille trop tard pour le premier, que je zappe complètement. J’arrive en retard au second, mais ça passe. C’est plutôt sympa comme cours (langue et culture) mais il vaut mieux pas que je m’y attache trop car mes cours de langue japonaise empièteront sûrement dessus. Ils commencent à partir du 11. Je sens qu’il sera extrêmement difficile de trouver assez de cours intéressant pour remplir mon quota de crédits… mais bon, quand j’aurai mon emploi du temps définitif, je le posterai ici. A vrai dire, les cours que proposent le programme ne me passionnent franchement pas, et je suis pas mal déçu de n’avoir été placé qu’en niveau intermédiaire de japonais (il faut dire que le test de placement était franchement ardu, en particulier la partie écoute). Du coup je demanderai sûrement à être placé dans un niveau plus avancé, en priant fort pour que ça se réalise, car je n’ai pas envie de m’ennuyer sur un programme que je connais déjà par cœur. On verra bien.

Pour ce qui est de ma résidence : c’est complètement géré par les étudiants, et c’est assez horrible. Je n’ai jamais vu de bâtiment aussi sale et bruyant de ma vie. Ça a complètement brisé l’image propre et rangée que je me faisais des Japonais, et honnêtement… ça craint. Tout spécialement la nuit, quand vous essayez de récupérer de la différence horaire, et qu’à 2 heures du matin des étudiants bourrés crient et chantent de toute leurs force tout en tapant sur une table :D Enfin, je pense que ça cessera quand les cours reprendront pour de bon.

Il y a pour chaque étage deux couloirs, avec dans chaque couloir une salle commune, une cuisine, une salle avec les lave-linges… Les cuisines sont horriblement crasseuses, et je me vois mal y cuisiner ou juste ranger ma bouffe dans les réfrigérateurs. Les salles communes sont plutôt spacieuses, la plupart (oui, j’ai un peu visité chaque étage…) croulent sous les manga et les consoles (et parfois les DVD coquins).

Des photos d’une salle commune de l’étage 6 par exemple :



Euh, la salle commune de mon couloir (à l’étage 3) le matin du lendemain d’une nuit particulièrement agitée :

Des gloomy bears qui gardent férocement une Super Famicom déglinguée :

En parlant de Super Famicom, j’en ai justement acheté une de mon côté, au Meikoya en centre-ville. J’ai pris Bahamut Lagoon avec. Il y avait aussi Fire Emblem : Seisen no Keifu, mais la boîte était trop abimée à mon goût, alors j’attends une meilleure occasion… sinon j’espère tomber sur les Romancing Saga en parfait état, depuis le temps que je souhaite les posséder. Pareil pour des jeux du type Live A Live ou Rudora no Hihô… et puis j’adorerais posséder les jeux d’Enix, genre Tenchi Sôzô (Terranigma), Mystic Ark, ActRaiser et compagnie. Enfin, tout ça ne me servira à rien tant que je n’aurai pas trouvé une télé adaptée. J’ai fait quelques magasins d’occasion et pas moyen de mettre la main sur une bonne vieille télévision cathodique à l’ancienne.

Bref, à mon étage il y aussi des idols…

… et de l’alcool par caissons :

En parlant d’alcool, j’ai beau me forcer, je trouve toujours ça dégueu. Sauf quand c’est sucré, genre l’umeshu ou certains cocktails. Après j’ai pas tenté beaucoup de choses non plus, et je pense tenter le plus de boissons possibles sans préjugé tout en essayant de les apprécier, mais bon.

Finissons par l’ascenseur…

A part ça, je dépense beaucoup trop. Surtout pour manger. Je crois qu’à partir de maintenant je vais tout faire pour ne pas dépasser 500 yen par repas. D’ailleurs en restaurant pas cher, le Sukiya est fabuleux. Ah… je n’ai toujours pas essayé les hitsumabushi… ni les tebasaki. Il me semble qu’il s’agit des spécialités les plus populaires de Nagoya.

Un petit aperçu d’un repas que j’ai eu en centre-ville :



Mais bon, c’est en fait très peu représentatif de ce que je mange ici pour le moment. J’essaie de goûter un peu de tout et donc je fais les Sukiya (j’aime le gyûdon, c’est tellement peu cher… mais en revanche c’est tellement gras et calorique ;_; environ 1000 calories dans le bol à 3 euros quoi, je pense qu’on bat largement MacDo à ce niveau-là), Yoshinoya (pareil), Mos Burger (la taille L des frites du Mos Burger correspond à la taille S de nos fast foods français… :/ mais les burgers sont bons, et les frites aussi d’ailleurs), les Soba (pas vraiment fan) etc. Il faut que je fasse un Sekai no Yama-chan pour leurs tebasaki mais ils sont tous en centre-ville…

Voilà, sinon je suis actuellement en train de squatter une connexion Wi-fi de je-sais-pas-qui tout en grignotant des « digestive biscuits » chocolat-menthe et en siropant du café froid (étonnamment bon… ils en ont plein leurs distributeurs au Japon !), et je discute cinéma / jeux vidéo avec mes deux compagnons de Paris 7. On a notamment trippé sur cette vidéo de Superman 64.

Je commence à fatiguer alors je vais pas tarder à aller me coucher sur l’oreiller tout moelleux que j’ai acheté au centre commercial tout à l’heure… non, parce que marre du sac de cailloux qu’on nous sert de base quoi. Je vais enfin pouvoir dormir décemment cette nuit~

J’avais plein d’autres trucs à dire sur mes achats et ma vie de tous les jours à l’université mais je vais m’arrêter là, fatigue et manque de motivation obligent. Et puis la batterie de mon PC commence à me lâcher.

Jour 2 – Nagoya

J’ai passé plus de la moitié de la journée à glander dans ma chambre d’hôtel, une pancarte « Do not disturb » à ma porte. Pas beaucoup dormi cette nuit, pourtant j’étais bien crevé. Peut-être que le truc tout rigide qui me sert d’oreiller en est la raison.

En tout cas, c’était pas la grande forme aujourd’hui, mais j’ai quand même fait l’effort d’aller au concert de Megaromania. La salle n’était vraiment pas loin, à deux stations de mon hôtel, et était facile à trouver – sûrement que le fait que j’y sois allé l’année dernière y est pour quelque chose. Bref, le concert… je suis quand même un peu déçu, car ils ont joué quasiment que des musiques qui me plaisent moyen. Les plus récentes quoi. Bon on a quand même eu le droit à des plus anciennes comme God of Megaromania, Shadow as Christ, Prologue&Epilogue, Hallucination, Amethyst… mais globalement, c’était du post-Leda, ce que j’aime le moins. On n’a même pas eu de THE END OF VENGEANCE, ni aucune chanson provenant de deus, holy et evil, pour moi le sommet de la petite carrière du groupe. Sinon le CD distribué est une reprise de [6]party d’12012. C’est marrant quand même, mon groupe préféré actuel qui reprend mon groupe préféré d’avant. Après, [6]party, c’est franchement pas ma chanson préférée d’12012, et pour moi c’est un peu l’époque du début de leur déclin, mais bon, elle a été reprise à la sauce Megaromania (ou plutôt Misery je pense, qui a l’air de bien s’éclater avec les effets électroniques – c’est en tout cas plus réussi que le douteux « DJ MIX » d’Amethyst). J’ai pris 3 cheki (pas de chance, je n’ai eu ni Sui ni Misery, mais quand même un Chikage qui pète la classe) et deux photosets offshot, ainsi que deux stylos. Voici mon butin.

On était, à vue d’œil, entre 50 et 70 dans la salle (qui peut comporter jusqu’à 250 personnes je crois…). C’est franchement pas terrible, mais la fanbase de Megaromania doit majoritairement se trouver à Tōkyō et Ōsaka je pense. Ça reste triste qu’un groupe de ce calibre attire aussi peu de monde. Surtout que Sui s’est franchement amélioré. Son chant est devenu magnifique, maîtrisé, il n’y a quasiment plus de playback et il fait des a capella de malade. Non, franchement, il est passé de « chanteur moyen avec un certain charme » à « chanteur de talent avec un charme certain » – pour moi un des tout meilleurs de la scène. Je regrette juste son changement de personnalité, entamé après le départ de Leda. Il est passé d’un onna-gata parfait et plein de sensibilité à un mauvais garçon badass avec le vocabulaire viril qui va avec. Enfin, il reste magnifique à regarder. On ne voit même plus que lui sur scène. Son costume actuel est très travaillé et extrêmement agréable à regarder. Les looks respectifs de Chikage et Misery sont aussi pleins de personnalité. C’est aussi ça le « visual kei » après tout. Le plaisir de regarder, couplé au plaisir d’écouter. Même si je trouve la musique de Megaromania d’une qualité telle que je la préfère sur CD qu’en live.

Un détail qui m’a choqué, il y avait dans la salle un couple avec leurs enfants, qui devaient avoir autour de 2-3 ans. Les gosses ont passé tout le concert à se boucher les oreilles… je les comprends, les parents auraient vraiment dû leur donner des boules Quiès tant le son était fort… à croire qu’ils voulaient les rendre sourds. Bref, j’ai eu un moment de compassion, mais vu que je n’avais pas de boules Quies sur moi, je n’ai rien fait.

Enfin, ce qui m’a choqué, c’est surtout de voir une famille lambda à ce genre de concert. Peut-être qu’ils sont parents avec un membre du groupe. Ou peut-être que la qualité de la musique de Megaromania est telle qu’elle peut toucher toutes sortes de personne – c’est ce que j’aime à penser. Même si le Megaromania de ce soir était loin d’être le Megaromania de mon cœur. Mais bon, celui-ci semble être parti…

Des photos du bouquet de fleurs offert par les fans, et de l’affiche du concert – souvenirs.


Après ça, j’ai voulu aller voir la boutique de jeux vidéo Meikoya, que j’avais repérée sur internet. Malheureusement je suis arrivé quelques minutes trop tard et elle était fermée. Tant pis. Je repasserai. Ils semblent avoir quelques jeux Super Famicom qui m’intéresseraient bien.

Mais du coup ça m’a fait découvrir un quartier très sympathique de Nagoya. J’ai pris note de la station de métro : Kamimaezu. Ce game center en particulier m’avait fait une très bonne impression, même si je n’ai rien pu décrocher aux UFO catchers…

Puis j’ai acheté mon repas en konbini, comme le pauvre que je suis.

Ainsi que quelques produits que j’aurais dû acheter dès mon arrivée : une lotion pré-rasage, un exfoliant pour le visage et un déo.

D’ailleurs j’ai vu qu’il y avait une offre limitée pour avoir une épilation laser de la barbe pour 1000 yen (au lieu de 8000~10000), ce qui me semble sympathique, même si bien sûr ce n’est pas en une séance que les choses changeront véritablement. J’aimerais bien y aller avant la fin du mois. Je me suis saigné tout à l’heure au rasoir et j’aimerais bien éviter ça, surtout que je trouve que je ne suis jamais rasé d’assez près, et que ma peau est très vite irritée.

Je vais me préparer mes rāmen et mettre mes fringues à laver. Demain je quitte l’hôtel pour le dortoir de l’université. On verra si ma chambre au campus réussira l’exploit d’être plus petite que mon actuelle chambre d’hôtel.

Jour 1 – Nagoya

Voilà, je quitte la France aux alentours de 13h30. Techniquement il y avait quand même du retard, et j’ai pu jugé de tout le professionnalisme d’Air France : entre manque d’effectif, décollages retardés et anglais complètement foireux (tellement qu’il en devient incompréhensible, je plains les étrangers). Mais le principal c’est que leurs avions fonctionnent et de ce point de vue là pas de souci ! Le colosse de métal (l’Airbus A380, vraiment impressionnant en vrai) m’a noblement porté jusqu’à Narita, et là j’ai dû faire toutes les procédures de dédouanement pour ensuite prendre le vol de transit (de justesse) jusqu’à Nagoya, sur un petit avion JAL carrément maigrichon.

Mon dernier aperçu de la France, pas très sexy, vue de mon minuscule hublot sur le pont supérieur de l’A380. À dans un an.

Le vol de la France au Japon était bien sûr interminable, mais un peu moins que ce que je pensais. Le temps passe étonnamment vite quand on se met à tenter de déchiffrer un roman japonais des années 70 ou à réviser des kanji. Sans parler des films. Enfin j’ai juste regardé Super 8, un bon petit film d’alien sympa même si très classique et peu surprenant, assez old school et bon enfant, les presque deux heures du film sont passées très vite.

Une fois le transit effectué je me suis retrouvé à l’Aéroport International de Chūbu, un endroit très agréable qui dispose aussi d’une véritable petite ville appelée Sky Town aux étages supérieurs. On y trouve beaucoup de restaurants avec des spécialités locales, plein de boutiques, et c’est très vivant, du fait que quasiment tous les voyageurs qui attendent un avion doivent y faire un tour par curiosité. J’ai résisté à l’appel du restaurant de plats d’anguille, car j’étais beaucoup trop chargé pour me poser et je n’avais pas vraiment faim. Les avions ont tendance à me retourner l’estomac et les plats d’Air France n’arrangent pas les choses. J’ai pris quelques photos de cette mini-ville, qui fait très Japon d’Edo, c’est très charmant et pittoresque (même si mes clichés ne lui font pas particulièrement honneur).



Naturellement, ce n’est pas parce que la ville est d’inspiration nippone qu’on échappera pour autant à la tendance qu’ont les Japonais de donner des noms français à tout et à rien.


Il y a également un endroit appelé Sky Deck, qui surplombe l’aéroport et nous permet de prendre un peu l’air avec de fortes bourrasques de vent qui font du bien, comme l’indique si bien ce panneau (ce nuage était juste trop mignon, il fallait que je le prenne).

Ensuite, en cherchant mon train pour Nagoya, j’ai craqué quand j’ai vu ça dans une boutique de l’aéroport. Je n’ai pas pu m’empêcher d’en prendre pour deux très bonnes amies qui se reconnaîtront si elles passent par ici. Il s’agit de… tampons (dans le sens, pour tamponner des papiers, n’est-ce pas). Ils portent tous les deux des prénoms étrangers ainsi que leur équivalent phonétique en kanji – ce qui est beaucoup plus intéressant qu’une simple transformation en katakana, dans le sens où chaque kanji est un idéogramme qui porte une ou plusieurs significations. Dans ces deux cas, ça donnerait quelque chose comme Fleur (ka), Beauté (mi), Lapis-lazuli (ru) et Bourgeon (me), Honnêteté (ri), Sable (sa). Bref, c’est carrément la classe. Par contre vu ce que ça m’a coûté je vais éviter de trop me ruiner en cadeaux à partir de maintenant… car je sens que je vais déjà avoir suffisamment de mal à survivre pour moi-même.

Une fois sorti de la gare de Nagoya, sur le chemin difficile vers mon hôtel – la dernière (longue) ligne droite – j’ai eu le plaisir de croiser un magnifique papillon. Je ne saurais pas dire à quelle espèce il appartient, mais j’en ai très rarement vu d’aussi jolis en France. J’ai réussi à le prendre en photo pendant son vol, mais c’est un peu flou.

Puis l’hôtel, délivrance pour mon corps qui souffre (toujours au moment où j’écris ces lignes) de tous les bagages portés dans la matinée. J’y passerai deux nuits avant de rejoindre mon dortoir à l’université.

Sinon, j’ai appris par le biais d’une affiche publicitaire dans le train m’emmenant à Nagoya qu’une exposition des travaux de Yoshitaka Amano (« des beaux-arts aux jeux les plus récents »), qui se trouve être un de mes artistes préférés, allait être organisée. Ça se passera près de la station Kanayama, dans Nagoya donc, une aubaine ! J’ai pris note de tous les détails : l’exposition se tiendra du 14 au 17 octobre, de 11h à 19h, au rez-de-chaussée de l’Asunal Hall. Je vais bien entendu tout faire pour y assister.

Maintenant je vais juste me relaxer, prendre un bon bain chaud et tenter de dormir un peu. Il y a un oneman de Megaromania demain que j’aimerais ne pas manquer. Enfin, étrangement, je suis moyennement motivé, mais l’optique de chopper un CD distribué gratuitement me poussera sans doute à faire le déplacement et à chercher le livehouse.